PARIS (AFP) - 87% des Français ont une bonne opinion de l'animateur de télévision Nicolas Hulot, selon le baromètre IFOP de décembre à paraître jeudi dans Paris Match.
Il s'agit, selon l'IFOP, du plus haut score jamais atteint depuis la création de ce baromètre, en novembre 2003.
M. Hulot, qui s'impose dès son entrée en tête du classement des personnalités politiques les plus populaires, devance Bernard Kouchner (75%, +3 points) et Ségolène Royal (69%, +5), qui profite d'un "effet désignation" comme candidate du PS.
A l'exception de François Hollande (53%, +5) et de Lionel Jospin (49%, =), toutes les personnalités de gauche reculent, à commencer par les battus de la primaire PS, Dominique Strauss-Kahn (56%, - 6) et Laurent Fabius (33%, - 5).
Nicolas Sarkozy bénéficie de 60% (+1) de bonnes opinions, comme François Bayrou (stable), et se classe derrière Jean-Louis Borloo (63%, - 4).
Le ministre de l'Intérieur demeure toutefois très largement en tête au sein de sa famille politique, fédérant la quasi-totalité des sympathisants de l'UMP (94% d'opinions positives, contre 81% pour M. Borloo).
Michèle Alliot-Marie recule de 7 points à 54%. Jacques Chirac (52% de bonnes opinions) et Dominique de Villepin (51%) restent stables.
A l'extrême droite, Marine (26%) et Jean-Marie Le Pen (25%) enregistrent des hausses respectives de 4 et 5 points.
43% (+5) des Français, contre 57% (-5), approuvent l'action du Premier ministre, M. de Villepin se situant 15 points au-dessus de son niveau le plus bas mesuré en juillet (28%).
43% également (+5) approuvent l'action de Jacques Chirac, contre 57% (-5). M. Chirac retrouve un niveau proche de celui mesuré en janvier 2006 (44% de jugements positifs) avant la crise du CPE.
47% (+7) des Français, contre 52% (-8), estiment que l'opposition ferait mieux que le gouvernement actuel si elle était au pouvoir. La crédibilité de l'opposition parmi les sympathisants de gauche progresse nettement (+12).
51% (+1) souhaitent plutôt la victoire de la gauche et 45% (-1) celle de la droite. L'écart se renforce ainsi de 2 points (6 points, contre 4 en novembre).
Le pouvoir d'achat est l'un des thèmes que les Français souhaitent voir développés en priorité par les candidats à la présidentielle (mentionné par 21% des personnes interrogées), juste derrière le chômage (26%).
Nicolas Sarkozy est jugé plus à même de réformer le pays que Ségolène Royal (53% contre 43%, 4% ne se prononçant pas).