Société

Jeudi 30 novembre 2006

Les femmes retraitées ont touché une pension moyenne de 1007 € brut par mois en 2004, soit 38%de moins que les hommes qui ont perçu 1 622 €, révèle une étude du ministère de l’Emploi. «La faiblesse relative des retraites perçues par les femmes s’explique par des carrières plus courtes et moins bien rémunérées». Ainsi, seules 44 % des femmes retraitées ont pu valider une carrière complète pour toucher une retraite à taux plein, contre 86 % des hommes. (Source Le Parisien)

 

Par L'équipe de PerspectiveS
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 30 novembre 2006

Les actifs de l'Etat s'élèvent à 550 milliards d'€ et le passif à 1.100 milliards. C'est ce qui ressort d'une évaluation provisoire fournie par le ministre du budget, J-F Copé, rendue obligatoire par la loi organique relative aux lois de finances. Les actifs de l'Etat comprennent le parc immobilier, les infrastructures et les stocks. Le passif, lui, est essentiellement constitué par la dette et les provisions, mais il ne prend pas en compte les retraites des fonctionnaires. Ce bilan est encore susceptible d'évolutions de l'ordre de plusieurs dizaines de milliards d'€, à cause des difficultés d'évaluation des actifs militaires et des provisions. (Source L’expansion)

 

Par L'équipe de PerspectiveS
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 30 novembre 2006

La région Poitou-Charentes s’apprête à lancer, sous l’impulsion de sa présidente, S. Royal, un guichet de prêts sociaux pour les exclus du système bancaire classique : des chômeurs, des bénéficiaires du RMI, des allocataires sociaux domiciliés dans la région et des travailleurs pauvres vivant avec moins de 800 € par mois. S’il est fréquent de voir les régions financer l’économie sociale, il s’agit, en revanche, de la 1ère  grande initiative publique en matière de distribution de «micro-crédits» finançant des besoins personnels d’urgence (liés à un accident de la vie, à un problème de logement, à l’achat d’un matériel indispensable à un projet professionnel…). L’initiative de la région s’inscrit dans un contexte porteur pour le microcrédit, après l’attribution du prix Nobel de la paix à l’inventeur du concept, l’économiste bangladais M. Yunus. Des banques partenaires seront sélectionnées dans le cadre d’un appel à projets annoncé pour le début de l’année 2007. La région garantira les crédits et formera les personnels chargés d’accompagner les emprunteurs, un rôle jugé plus conforme à sa compétence. Mme Royal a expliqué les fondements de son projet de «micro-crédit social universel pour les foyers les plus défavorisés». Elle veut compléter l’action de la région pour stimuler l’économie – en ne ciblant plus seulement les entreprises en difficulté, mais les personnes –, tout en répondant à la progression de la pauvreté au sein de la population, notamment chez les salariés. Dans une note de travail datée d’octobre, le conseil régional

 

s’inquiète de la paupérisation «des travailleurs et d’une partie de la population de Poitou-Charentes». Des données pour 2004 «issues d’une étude en cours de l’Insee» font état de chiffres jugés préoccupants dans cette région plutôt rurale de 1,6 million d’habitants. Quelque 200 000 personnes, soit 12,5 %de la population régionale, y vivraient sous le seuil de bas revenus (désormais fixé à 788 € par mois), parmi lesquelles un grand nombre d’individus «qui, pourtant, exercent une activité professionnelle». Selon cette note, 22 % des moins de 20 ans en Poitou-Charentes vivraient dans des familles à bas revenus. La région recense, par ailleurs, 30 000 bénéficiaires du RMI-RMA et, pour la seule année 2004, 4 000 cas de surendettement traités par la Banque de France. Appréciée par les associations du secteur social, l’initiative de l’exécutif régional l’est beaucoup moins des banquiers. Ceux-ci se montrent très agacés par le discours de la présidente de la région, qui n’hésite pas à dénoncer publiquement leur incurie en matière de lutte contre l’exclusion financière et à les mettre en demeure d’agir. Une nouvelle rencontre entre les élus, les banquiers et les associations est prévue le 6 décembre, pour définir les modalités du projet.( Source - Le Monde)

 

Par L'équipe de PerspectiveS
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 30 novembre 2006

La CNIL est dans une situation budgétaire «qui s'apparente à une cessation de paiement», écrit son pdt A. Türk dans un courrier au Premier ministre dont l'AFP a eu une copie. Autorité administrative indépendante, rattachée au budget de la Justice, la Cnil a « un déficit de 532.000 € qui menace son bon fonctionnement» et risque de contraindre la commission à «renoncer à l'exercice de certaines de ses missions» alors même «qu'elle connaît un accroissement spectaculaire de son activité», ajoute son pdt. La Cnil a pour mission de veiller à la protection des données personnelles qui font l'objet d'un traitement informatisé. Avec un budget de 9 millions d'euros et un effectif de 90 personnes, «la Cnil a le plus faible budget de toutes les autorités indépendantes similaires en Europe», a-t-il ajouté, estimant qu' «il faudrait qu'on soit 200 avec un budget doublé pour répondre à nos missions ». (Source L’expansion)

 

Par L'équipe de PerspectiveS
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 30 novembre 2006

Un classement sur l'égalité entre les hommes et les femmes, publié par le World Economic Forum, place la France au 70è rang. Peu glorieux, surtout quand on sait que le Sri Lanka se classe 13è, la Tanzanie 23è ou encore l'Ouzbékistan 36è. Quatre critères ont été retenus : la santé, l'accès à l'éducation, la participation à l'économie et le pouvoir politique. Sur les deux premiers items, la France obtient une note maximale. Elle est en revanche très en retard sur les deux derniers. Elle se classe en effet 88è pour le critère « économie » et 60è pour le critère « politique ». (Source L’expansion)

 

Par L'équipe de PerspectiveS
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 30 novembre 2006

Une femme est morte en moyenne tous les 3 jours "victime de violences conjugales" contre seulement 1 homme tous les 14 jours", indique un "recensement national faisant état de personnes décédées" depuis le 1er janvier 2006. Le rapport souligne que10 enfants de moins de 6 ans ont été tués depuis le début de l'année, dans le cadre de violences conjugales. "La séparation apparaît toujours comme une période à risque, puisqu'elle intervient dans pas loin de la moitié des cas (41%). Dans plus de la moitié des homicides, les auteurs sont en inactivité et l'alcool est présent dans un quart des faits".(Source AFP)

 

 

Par L'équipe de PerspectiveS
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 6 décembre 2006

Un projet de loi vise à instaurer la parité hommes-femmes dans les exécutifs régionaux et crée des suppléants aux conseillers généraux. La ministre déléguée à la Parité, C. Vautrin a assuré qu’elle «sera adopté avant la fin de la législature». Ce projet repose sur 3 axes : l’instauration d’une obligation de parité dans les exécutifs des communes de 3.500 habitants et plus, ainsi que dans les exécutifs régionaux. La création de suppléants pour les conseillers généraux, le titulaire et le suppléant devant être de sexe différent. Enfin, le texte du gouvernement renforce les sanctions financières en cas de non respect par les partis de la parité dans les candidatures aux élections législatives. Pour 2007, l'UMP est encore loin du compte puisque le parti de Nicolas Sarkozy, qui compte quelque 365 députés sortants, s'est fixé comme objectif de présenter 30% de femmes. Quant au PS, qui a investi Ségolène Royal pour la présidentielle, il présentera 50% de femmes aux législatives et a promis, si la gauche remporte les élections en 2007, «la présence de plus de 100 femmes socialistes à l'Assemblée nationale». (source : AFP)

 

 

Par L'équipe de PerspectiveS
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Vendredi 8 décembre 2006

PARIS (AFP) - Dans les sources de conflit relationnel, les jeunes mettent davantage l'accent sur les vexations, moqueries ou insultes, visant notamment leur apparence physique, que sur les injustices ou les droits qui leur sont refusés, selon l'étude d'un chercheur associé à l'Insee.

Les jeunes se sentent plus souvent victimes de "stigmatisations" que d'"injustices", précise Olivier Galland, chercheur au CNRS, dans son étude tirée d'une enquête de l'Insee "Histoires de vie". Les jeunes invoquent plus souvent des motifs liés à l'apparence que ceux ayant trait à leur situation économique et sociale.

"La construction d'un +style+ où l'apparence physique et vestimentaire tient une grande place, est devenue une composante essentielle de l'identité de beaucoup d'adolescents", souligne l'étude, en précisant d'entrée de jeu qu'il ne s'agit pas de mesurer objectivement les discriminations subies, mais d'étudier les réponses à une série de questions sur les "relations avec les autres".

Les jeunes, spécialement entre 12 et 15 ans, font preuve d'une sensibilité particulière aux "moqueries" et aux "insultes", dont 65% de celles qui ont "eu des conséquences" ont été proférées à l'école.

Les faits plus graves, mais aussi plus rares, comme subir une injustice ou se voir refuser un droit, sont ressentis plus tard --dans la jeunesse plutôt que dans l'adolescence-- et ont beaucoup moins souvent (deux fois moins environ) l'école ou l'université pour cadre.

Les femmes de 18-30 ans se disent beaucoup plus victimes (40,2%) que les hommes du même âge (27,5%) de moqueries ou d'insultes. Les proportions tombent respectivement à 17,2% et 17,3% pour les plus de 30 ans.

Les premières causes de stigmatisation évoquées --corpulence ou taille, façon de s'habiller-- sont sur-représentées chez les jeunes par rapport aux adultes. Corpulence ou taille ainsi que "look" sont ainsi cités par 23% des jeunes (9% d'adultes).

19% des filles se disent moquées pour leur physique contre 12% pour les garçons. Les normes physiques sont différentes, voire opposées, pour les garçons et les filles: ce sont les jeunes filles corpulentes qui se plaignent le plus de remarques sur leur physique tandis que, côté garçons, ce sont les petits et les maigres.

L'étude souligne aussi que les jeunes ayant subi "des moqueries ou des brimades relatives à leur apparence physique" vivent plus souvent seuls que les autres jeunes (18% sont dans ce cas, contre 13% de ceux qui déclarent avoir connu d'autres types de stigmatisations ou discriminations).

Par ailleurs, l'enquête confirme que les tensions identitaires liées à l'apparence vestimentaire sont plus aiguës parmi les jeunes ayant vécu en cité
Par L'équipe de PerspectiveS
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Vendredi 8 décembre 2006

 Par La Taverne des Poètes, sa biographie

Cet article a été rédigé par un reporter d'AgoraVox, le journal média citoyen qui vous donne la parole.

« Indijeunes » est le nom que je propose pour désigner les personnes qui sont à la fois pauvres, jeunes et dont l'origine immigrée ("indigène" étranger) est extérieurement visible. Ce terme très générique permettrait d'éviter la focalisation de l'opinion publique sur le groupe social des jeunes Maghrébins. Etre « indijeune », c'est à la fois présenter des signes apparents d'origine étrangère et être jeune, « jeune » évidemment dans le sens péjoratif : celui qui pose problème à la société, qui s'oppose à elle, voire qui habite simplement dans une banlieue « chaude ». Etre « indijeune », c'est cumuler les handicaps dans la recherche d'emploi, dans le logement ou l'accès aux soins, et plus généralement dans la vie quotidienne en général.

Evidemment, cette appellation d'indijeunes n'a rien d'une notion sociologique reconnue. C'est une dénomination créée de toute pièce pour étayer mon propos. Mais le groupe social des « jeunes Maghrébins » a-t-il une plus forte légitimité sociologique, une meilleure pertinence ? Cette qualification n'est-elle pas source de stigmatisation et de renforcement des préjugés ? La notion de racisme étant appréhendée aujourd'hui sous le vocable plus large de discrimination, pourquoi ne pas étendre aussi les catégories ?

Un « indijeune » se voit quelquefois sommé de «retourner dans son pays» même s'il est né français en Outremer ou si ses parents et grands-parents avaient, avant lui, déjà acquis notre nationalité. Il est l'objet de contrôles d‘identités plus fréquents.

1 - La stigmatisation du groupe social des « jeunes Maghrébins »

L'émergence médiatique et politique de la figure du « jeune d'origine immigrée » montre qu'il y a durcissement de ce stéréotype et par conséquent montée des ségrégations, celles-ci apparaissant dès l'école. La stigmatisation des « Maghrébins » particulièrement ceux de la « seconde génération » est partiellement due à l'histoire de ce courant migratoire. Leur forte « visibilité sociale » attire l'attention des médias qui prospèrent aujourd'hui grâce au thème de la « violence dans les banlieues » après avoir exploité le filon de « l'affaire du foulard islamique ». Dans l'imagerie populaire, les jeunes d'origine maghrébine sont tous des fauteurs de troubles en puissance. Ce cliché bien installé n'est pas démenti par l'appellation de racailles. Mieux encore, « l'assimilation » des jeunes « Maghrébins » étant proclamée  acquise, toute affirmation identitaire ou religieuse est perçue comme une résurgence anormale. On ne peut y voir que le mal et il faut le réprimer sans analyser plus loin. L'instrumentalisation des peurs collectives se nourrit facilement de stéréotypes bien identifiés. Or, y a-t-il des différences si grandes entre le jeune Maghrébin de banlieue et son voisin « Français de souche » ? Pas vraiment. Les préoccupations sont les mêmes, la « galère » aussi... La stigmatisation d'une catégorie peut se révéler à double tranchant : ceux qui s'y reconnaissent affirment leur spécificité et des droits attachés à leur identité particulière. D'aucuns diraient une « discrimination positive ».

2 - Qui seraient les « indijeunes » ?

Sous cette appellation nouvelle pourrait être étudiée et aidée la catégorie très large des jeunes en grandes difficultés sociales et d'origine immigrée visible ou supposée. Ce qui inclurait nos compatriotes d'Outremer parfois mis au même rang que les immigrés du seul fait de la couleur de leur peau. Cette approche serait plus amorcée sous l'angle de la nation que sous l'aspect identitaire, communautaire. Elle s'appuierait sur l'analyse des valeurs et des problèmes au-delà des appartenances ethniques particulières. Car tous ces jeunes ne portent-ils pas le message d'un même mal de vivre, un langage et des codes communs plus liés à un quartier, une ville, qu'à une origine migratoire déterminée ?

Cette méthode permettrait de traiter un phénomène globalement et donc sans considérations ethniques, sans heurter l'interdiction en France de tenir des statistiques ethniques. Les indijeunes seraient aidés indifféremment quelles que soient leurs origines voire leurs appartenances proclamées. Principe d'égalité républicaine qui vaudrait surtout bien sûr pour l'effort continu qu'il suppose d'amener ces jeunes au même niveau de droits et de garanties que leurs concitoyens de même génération.

Evidemment, la réduction du racisme ne peut passer par cette seule modification sémantique. D'autres moyens de lutte contre le racisme existent. Dans les années 1980, ils ont pris le pli que j'indiquais plus haut de revendication identitaire, de positionnement victimaire spécifique du racisme.

Aujourd'hui des réponses, institutionnelles cette fois, voient le jour et se développent.

3 - Des réponses institutionnelles au phénomène des discriminations

En décembre 2005, donc juste après la crise violente qui a secoué les banlieues, le premier ministre Dominique de Villepin a légalisé le « testing » contre les discriminations. Depuis, la Halde (Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité ) peut infliger des sanctions allant jusqu'à 25 000 euros en cas de discrimination avérée. Le projet de loi sur l'égalité des chances allait aussi renforcer les pouvoirs de cette autorité.

Qu'est-ce que le testing ? Initié en France par SOS-Racisme en 1998, le « testing » consiste à présenter d'abord des jeunes d'origine européenne, puis des jeunes d'origine maghrébine ou africaine, à l'entrée de discothèques, restaurants, campings ou à l'embauche dans une entreprise ou la location d'un logement, afin de permettre la preuve de l'existence de comportements discriminatoires. Grâce au testing, SOS-Racisme a déjà réussi à porter devant la Justice une bonne cinquantaine d'affaires et la Cour de cassation a reconnu cette méthode à trois reprises comme mode de preuve à part entière.

Les leçons et résultats tirés des testings : la Halde a présenté, le 5 juillet, les résultats de deux tests de discrimination - mis en ligne sur le site - sur l'emploi (recrutement) et sur l'accès au logement locatif privé. Conduit par le cabinet Asdo, ce dernier test a été réalisé auprès de 120 agences immobilières en Ile-de-France, dans le Nord-Pas-de-Calais et en Paca. A profil identique (ressources, nationalité française, CDI), alors que lors du contact téléphonique le candidat de référence obtenait dans 35% des cas une visite d'appartement, ce ne fut le cas que dans 20% des cas pour le candidat d'origine maghrébine et 14% des cas pour celui d'origine d'Afrique noire, le candidat monoparental ne subissant à ce stade aucune discrimination. Lors de la visite du bien, le candidat de référence obtient le logement dans 75% des cas, le candidat d'origine maghrébine dans 17%, celui d'origine d'Afrique noire dans 22% et le candidat monoparental dans 26%. Les différences de traitement observées sont plus élevées en Ile-de-France qu'à Nice ou à Lille.

La Halde réalisera régulièrement des tests dans des domaines comme l'emploi ou le logement.

L'âge et l'origine sont les principales discriminations à l'embauche comme le montre une enquête publiée le 21 novembre. Il s'agissait du premier baromètre national réalisé par Adia, un des leaders du recrutement en France, en collaboration avec le sociologue Jean-François Amadie. La plupart des discriminations à l'embauche, à l'exception du handicap, se sont aggravées par rapport à une étude de 2004. Le testing a porté sur l'envoi de 6 461 CV factices envoyés pendant un an en réponse à 1340 offres d'emploi. Les convocations à un entretien d'embauche obtenues par le candidat de "référence" ("Français de souche" masculin âgé de vingt-huit à trente ans) et des candidats susceptibles d'être discriminés ont été comparés lors de cette enquête. Autre constat : le cadre maghrébin a 36% de chances d'être convoqué à l'entretien d'embauche (et encore moins s'il est cadre : 17%), autrement trois fois moins de chances que le Français de souche.

 

Par L'équipe de PerspectiveS
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Vendredi 8 décembre 2006

PARIS (Reuters) - L'immigration régulière a continué à légèrement baisser en France en 2005 tandis que les reconduites à la frontière de clandestins (20.000) ont doublé par rapport à 2002.

Dans le troisième rapport au Parlement sur les orientations de la politique de l'immigration, Patrick Stefanini relève que "les statistiques de l'immigration régulière sont stabilisées voire en baisse légère après une période de forte augmentation: 160.000 en 2000, 191.500 en 2002, 201.500 en 2003, 200.000 en 2004, 195.000 en 2005, 190.000 en 2006".

Dans ce document adopté mardi par le 5e comité interministériel du contrôle de l'immigration, sous la présidence de Dominique de Villepin, le secrétaire général du CICI note par ailleurs "l'impact" de la loi du 26 novembre 2003 contre l'immigration irrégulière sur les flux migratoires.

Quant à la loi du 26 juillet 2006 sur l'immigration et l'intégration, ses "effets en termes de volume des flux migratoires demeurent difficiles à quantifier avec précision, ce qui rend prématuré, à ce stade, tout effort sérieux de projection statistique".

Les statistiques du rapport portent sur l'année 2005 et les trois premiers trimestres de 2006.

"L'immigration légale reste stable depuis deux ans, autour de 200.000 personnes par an environ, en baisse de 2,8% en 2005 par rapport à 2004", indique Matignon dans un communiqué à l'issue du CICI.

FORTE BAISSE DES DEMANDES D'ASILE

Avec les réformes engagées par le ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy, qui marquent un "retour à la rigueur dans la politique de l'immigration", le rapport note que la lutte contre l'immigration irrégulière a gagné "en intensité comme en efficacité".

Les refoulements à la frontière ont augmenté en 2005 de 8% par rapport à 2004 (35.921) et les interpellations de 42,9% (63.681).

"En trois ans, les reconduites à la frontière d'étrangers en situation irrégulière ont doublé, passant de 10.000 en 2002 à 20.000 en 2005", précise par ailleurs le rapport.

"L'allongement de la durée maximale de la rétention administrative de 12 à 32 jours explique pour l'essentiel ce progrès", ainsi que "la prise d'empreinte systématique des demandeurs de visas de court séjour".

"Pour 2006, l'objectif est de 25.000 éloignements en métropole", précise Matignon.

Le CICI a décidé mardi de généraliser le système des visas biométriques : 65 consulats seront équipés en 2007.

Au chapitre de l'immigration régulière, le rapport constate "l'amorce d'une véritable diminution de certains flux migratoires au premier rang desquels l'asile mais aussi le regroupement familial".

Après une augmentation continue de 1997 à 2004, les demandes d'asile ont enregistré une nette diminution en 2005 (-9,7% par rapport à 2004) et la tendance s'est accentuée sur les dix premiers mois de cette année avec un recul de 34,8%.

Toutes procédures confondues, la France enregistrera moins de 40.000 demandes d'asiles en 2006 contre 66.000 en 2004 et 90.000 en 2003, soit une diminution de 55% en trois ans.

Premier pays d'accueil des demandeurs d'asile parmi les nations industrialisées jusqu'au troisième trimestre 2005, la France occupe désormais le deuxième rang derrière les Etats-Unis.
Par L'équipe de PerspectiveS
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander

Catégories

Images aléatoires

Recherche

Charte

Charte de modérations

Le blog est ouvert à tous. Tout le monde (à condition de respecter certaines règles élémentaires de courtoisie) est invité à y participer.

1. Les échanges sur le blog  font l’objet d’une modération a priori.

2. Le rôle des modérateurs est de veiller à la qualité des débats en écartant les contributions qui, par leur caractère indigne, attentatoire aux personnes, destructeur ou trop manifestement hors sujet, nuisent à la qualité des débats. Les modérateurs excluent également tout propos contraire aux lois en vigueur.

3. Cela inclut, de façon non exhaustive : - Les attaques ou insinuations fondées sur les races, les croyances ou leur absence, les origines ethniques, le sexe ou l'orientation sexuelle ; - Les insultes, harcèlements, affirmations graves non prouvées ou notoirement inexactes concernant les personnes ou les organisations ; - Toute utilisation du site à des fins publicitaires ou commerciales; - Tout message obscène, pornographique ou relevant du harcèlement ; - La mention de numéros de téléphone dans une contribution ( dont l’origine et l’exactitude sont invérifiables par les modérateurs et pourraient ainsi causer un préjudice à des personnes) - Tout lien hypertexte dans une contribution ( qui pourrait engager la responsabilité ou l’image de Perspectives) - Toute attaque « personnelle », même à l’égard de femmes et d’hommes politiques comme le débat public et médiatique l’autorisent trop souvent - Tout message qui est à ce point hors sujet du forum qu'il nuit vraiment au débat.

4. Les modérateurs doivent également préserver le caractère collectif des échanges : ils veillent notamment à ce que les critiques et expressions de désaccords divers ne dérivent pas vers l’invective ou les prises à partie d´autres participants.

W3C

  • Flux RSS des articles
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus